L'Office central de la lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC) dispose d'une exceptionnelle base de données informatiques d'oeuvres d'art volées, propre à faciliter la restitution des pièces récupérées en enquête. Baptisée Treima (Thesaurus de recherches électroniques et d'ingénierie en matériaux artistiques), cette photothèque électronique alimentée par les services de police et de gendarmerie recense actuellement quelque 40 000 objets d'art disparus. Jusqu'à présent, les comparaisons se font grâce à différents critères de recherche permettant de décrire les oeuvres retrouvées. Le logiciel propose ensuite une série d'images d'oeuvres volées afin que l'enquêteur puisse effectuer une ultime comparaison visuelle. Et Treima devrait être encore améliorée dès le mois prochain par un logiciel déjà utilisé par la Direction centrale de la police judiciaire pour comparer automatiquement les images pédophiles sur Internet. «En fonction des couleurs ou des formes apparaissant sur les photos, l'ordinateur procédera de lui-même à de multiples comparaisons par similarité d'images, explique-t-on à l'OCBC. Le moteur de recherche, qui a déjà fait ses preuves, a été pensé par une société française qui travaille aussi pour le FBI.» La base Treima pourrait être ouverte aux experts, aux conservateurs et aux marchands afin de procéder à une meilleure surveillance du marché. Les professionnels, qui travaillent déjà avec les services de police, pourraient ainsi vérifier l'origine légale d'un bien avant de l'acheter, augmentant ainsi les chances de débusquer une marchandise suspecte et dissuadant les trafiquants. Une base européenne serait précieuse pour optimiser les recherches, mais elle ne verra pas le jour avant plusieurs années.
Un nouveau logiciel au secours des enquêteurs
Artista / Persona
Bene culturale
Luogo